Traitements ambulatoires

Traitements ambulatoires

Découvrez quels traitements doivent être mis en œuvre à un stade précoce du traitement global.

Les thérapies paramédicales telles que la physiothérapie et l’ergothérapie sont un élément important du traitement interdisciplinaire et doivent être prises en compte à un stade précoce. Elles participent au maintien des ressources et réduisent les restrictions.

Les coûts des thérapies médicales

Tous les traitements stationnaires et ambulatoires sont inclus dans le catalogue des prestations de l’assurance de base des caisses-maladie. Outre la franchise (min. CHF 300), chaque assuré doit prendre annuellement 10% du montant total à sa charge, mais au max. CHF 700.

Questions?

Nous vous renseignons volontiers et de manière compétente sur toutes les questions concernant la SEP et ses traitements.
Appelez-nous: Infoline SEP 0844  737 463


  • La physiothérapie

    La physiothérapie ambulatoire est un élément important dans le traitement global de la SEP.

    Quel est son objectif?

    • Maintenir la capacité fonctionnelle
    • Améliorer les fonctions motrices
    • Réduire les symptômes, la gêne respiratoire, les douleurs, la fatigue, etc.
    • Prévenir les complications ultérieures
    • Conseiller et informer (p. ex. sur les moyens auxiliaires) la personne atteinte et celle qui s’en occupe

    Quelles sont les offres de thérapie?

    Différentes thérapies existent selon l’objectif de l’entraînement. Par exemple:

    • Thérapie du mouvement (individuelle ou en groupe)
    • Exercices pour la vessie
    • Exercices de respiration
    • Exercices de musculation et d’endurance sur des appareils d’entraînements médicaux
    • Thérapie de relaxation
    • Hydrothérapie
    • Ou hippothérapie-K (physiothérapie avec un cheval)

    L’interconnexion avec d’autres spécialités thérapeutiques telles que l’ergothérapie, la logopédie et la neuropsychologie est importante et doit être examinée individuellement.

    Thérapeutes spécialisés

    Les physiothérapeutes justifiant d’une formation spéciale pour la sclérose en plaques ou d’une formation complémentaire en neurologie et d’une expérience dans ce domaine assurent un encadrement thérapeutique optimal. Le «Groupe Spécialisé – physiothérapie et sclérose en plaques» (GS PSEP) regroupe des thérapeutes possédant une formation et une expérience adaptées et disposés à suivre un perfectionnement continu.

    Une liste des thérapeutes se trouve sur le site internet du GS PSEP.

    Qui assure le financement?

    La physiothérapie est une prestation obligatoire de l’assurance de base. Elle doit être prescrite par un médecin (médecin généraliste/neurologue) pour être prise en charge par la caisse-maladie.
    Selon la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), 9 séances sont payées par prescription. Après 36 séances, le médecin-conseil de la caisse-maladie contrôle en général la nécessité de la thérapie prescrite.

    Contact

    L’équipe conseil se tient à disposition pour tout renseignement: Infoline SEP.

  • L’ergothérapie

    Dans le domaine de la SEP, l’ergothérapie (du grec «ergein» = agir, faire de manière appropriée) vise à entretenir la plus grande autonomie possible chez les personnes malades.

    La thérapie permet d’exercer certains mouvements et activités, d’évaluer et de personnaliser les moyens auxiliaires ainsi que de prévoir des adaptations à domicile et sur le lieu de travail. L’objectif est de compenser le mieux possible les restrictions occasionnées par la SEP.

    Si un patient est fortement handicapé et a besoin de l’assistance de tierces personnes, l’ergothérapeute aide également ces dernières à exécuter les soins en tenant au mieux compte de la physiologie (ergonomie).

    L’ergothérapie fonctionnelle accorde une importance particulière aux bras et aux mains (capacité à saisir). La spasticité et les difficultés de coordination sont également travaillées lors d’un entraînement impliquant tout le corps. Les personnes atteintes de SEP apprennent à améliorer leurs capacités motrices et à les utiliser de manière optimale.

    Le patient s’entraîne à exécuter les activités quotidiennes comme se laver, s’habiller, manger, boire et faire le ménage tout en ménageant ses forces et en optimisant ses mouvements.

    Prise en charge des coûts

    Les caisses-maladie prennent en charge l’ergothérapie stationnaire et ambulatoire sur prescription médicale.

    L’assurance de base obligatoire prend en charge les coûts pour un maximum de neuf séances en trois mois par prescription médicale. Si l’ergothérapie doit être poursuivie après un traitement (36 séances), le médecin traitant doit faire une demande auprès du médecin conseil de la caisse-maladie.

    Thérapeutes

    En plus des cliniques disposant d’équipements ergo thérapeutiques, des spécialistes indépendants assurent un suivi ambulatoire des patients en cabinet.

    Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant pour connaître les ergothérapeutes avec qui il travaille.
    Vous pouvez consulter la liste d’autres structures de thérapie sur le site Internet de l'association Suisse des ergothérapeutes.

  • L’hippothérapie

    L’hippothérapie-K® est une physiothérapie qui a recourt à un petit cheval; son nom se réfère à sa fondatrice bâloise, Ursula Künzle.

    Cette méthode constitue un traitement médical reconnu dans lequel on s’attache à transmettre le mouvement du cheval au pas au patient.

    L’hippothérapie est préconisée, en cas de SEP, pour traiter les problèmes d’équilibre et de spasticité essentiellement dans la zone du tronc et du bassin. Le patient est assis de façon détendue sur le cheval, lequel est guidé par une personne qui marche au pas. La thérapeute spécialisée aide le patient à monter et à descendre et soutient et optimise le transfert des mouvements pendant la thérapie.

    Les conditions physiques requises pour suivre l’hippothérapie sont une stabilité du tronc suffisante qui permet de rester en selle jambes écartées. Pour la monte au moyen d’une rampe, le patient doit en outre être capable de monter et de descendre quelques marches avec de l’aide.

    Qui assume les frais?

    L’hippothérapie-K® est prise en charge par l’assurance de base des caisses-maladie, à condition qu’elle soit effectuée par des physiothérapeutes justifiant d’une formation complémentaire en hippothérapie-K®.

    Thérapeutes qualifiés

    Les thérapeutes ayant reçu une formation en hippothérapie-K® se sont regroupés au sein du Groupe suisse pour l’hippothérapie-K® et sont référencés sur leur site internet: www.hippotherapie-K.org

  • La logopédie

    Un examen et éventuellement une thérapie logopédique sont recommandés en cas de problèmes liés au langage ou de troubles de l’articulation, de la phonation ou de la déglutition.

    La SEP entraîne fréquemment une dysarthrophonie: il s’agit d’une combinaison de troubles de l’articulation (dysarthrie) et de la phonation (dysphonie).

    Les sons, les mots et les phrases ne peuvent plus être articulés correctement et intelligiblement, ce qui a aussi des conséquences sur la respiration et la phonation. La voix peut sembler enrouée, oppressée, faible, sifflante ou nasale.

    Les troubles de la déglutition compromettent l’alimentation et l’hydratation et peuvent engendrer des complications. Une déglutition répétée, de la toux et des raclements fréquents peuvent être le signe de troubles de la déglutition.

    Comment puis-je trouver une logopède?

    Renseignez-vous auprès de votre médecin ou de votre clinique pour trouver des logopèdes. Vous pouvez également consulter le site de l’Association romande des logopédistes diplomés.

    Qui prend en charge les coûts ?

    Les coûts de traitement stationnaire ou ambulatoire de l’ Ergothérapeute sont remboursés par la caisse-maladie, lorsqu’ils sont prescrits par un par un médecin.

  • Neuro-Training

    Des troubles partiels des facultés cognitives sont très souvent observés en cas de SEP. S’ils sont parfois discrets, ils peuvent aussi avoir des incidences importantes sur les activités quotidiennes. La mémoire, l’attention, la rapidité de traitement de l’information et la capacité à résoudre des problèmes sont particulièrement touchées.

    Un traitement et une réadaptation neuropsychologiques supposent un examen approprié et un diagnostic en vue d’établir un programme d’entraînement et de thérapie individuel adapté au quotidien.

    Quel est l’objectif du training?

    L’accent est mis sur les capacités cérébrales intactes, autrement dit encore fonctionnelles: les lésions et les limitations (par exemple de la mémoire) peuvent souvent être partiellement compensées en empruntant des détours (d’autres structures du cerveau).

    Certains troubles spécifiques sont traités grâce à des exercices répétés et structurés, effectués avec du papier et un crayon ou sur un ordinateur.

    Dans tous les cas, il est utile et important de cibler l’entraînement sur des situations quotidiennes réelles. Une collaboration étroite avec un ergothérapeute, un physiothérapeute et un psychologue est indispensable; elle est particulièrement bien assurée dans le cadre d’une réadaptation stationnaire.

    Les résultats des méthodes d’entraînement neuropsychologique seront toutefois limités si les troubles cognitifs sont présents dès la phase précoce de la maladie ou de manière continue et indépendante des poussées.

    Comment procéder?

    Une réadaptation neuropsychologique doit toujours s’appuyer sur des objectifs et des recommandations formulés par un spécialiste.

    N’hésitez pas à vous adresser à votre neurologue ou à notre équipe spécialisée de l’Infoline.