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Ménopause et risque de progression de la SEP

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La SEP touche plus souvent les femmes que les hommes, et la plupart des femmes atteintes de SEP connaissent la ménopause après le diagnostic de la SEP. Une nouvelle étude australienne se demande si la ménopause elle-même et les changements hormonaux qui y sont associés contribuent au risque d'aggravation de la maladie, c'est-à-dire à la progression de la SEP.

Contexte

La phase tardive de la SEP, appelée progression secondaire, survient souvent à l'âge de la ménopause. Certaines études antérieures ont rapporté que la ménopause elle-même contribuait à un risque accru de progression. Il est toutefois difficile de distinguer cet effet de celui de l'âge chronologique, c'est pourquoi des études à grande échelle sont nécessaires pour répondre à cette question.

Étude actuelle

Cette étude australienne a porté sur 987 femmes atteintes de SEP. Elle a analysé si, indépendamment de l'influence de l'âge ou du degré d'invalidité, le début de la ménopause avait un effet indépendant sur la progression de la SEP. 

Résultats

En moyenne, la ménopause a débuté à l'âge de 48,5 ans. Après correction des facteurs de risque déjà connus pour la progression (notamment la durée de la maladie, l'âge au moment du diagnostic, le degré d'invalidité), le début de la ménopause n'a montré aucun effet sur le risque de progression de la maladie.

Conclusion

Le risque de progression secondaire de la SEP semble être indépendant du début de la ménopause. Cela indique également que les changements hormonaux associés n'influencent pas à eux seuls le risque d'aggravation de la SEP.

Lien vers l'étude (en anglais, payant)

Menopause Impact on Multiple Sclerosis Disability Progression | Gynecology | JAMA Neurology

JAMA Neurology. Published Online: September 29, 2025