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#enSEmblePlusforts: Annelise Brönnimann

La Société SEP propose des Groupes régionaux dans toute la Suisse qui sont souvent une deuxième famille pour de nombreuses personnes atteintes. Mais cela ne serait pas possible sans l’engagement des bénévoles. La devise #enSEmblePlusforts prend ici un sens particulier. Découvrez qui se cache derrière cette prestation essentielle de la Société SEP!

Que signifie la sclérose en plaques pour toi?
Une terrible maladie du système nerveux central, qui peut entraîner de graves perturbations des fonctions nerveuses dans différentes parties du corps. Les personnes atteintes peuvent souffrir de troubles de la mobilité et leurs déplacements et mouvements peuvent être fortement réduits. Ces personnes deviennent alors terriblement dépendantes de leur entourage.

Que comprends-tu par «Ensemble plus forts»?
Le bénévolat par exemple. Je pense que cela est indispensable à la bonne marche d’un groupe, pour moi les personnes atteintes et les bénévoles ne font qu’un groupe d’amis. Et entre amis on se raconte nos peines, nos joies, on peut s’écrire, se téléphoner, se rendre visite etc.

Nous pouvons aussi toujours compter sur l’aide, le soutien et la précieuse collaboration du Centre romand et de notre coordinatrice, qui trouvent toujours une solution à nos problèmes. Finalement, le siège de la Société SEP à Zurich est là pour nous tous, grâce à un soutien moral et financier. Ainsi ce n’est pas «chacun pour soi». Les Courageux à Payerne, le Centre romand à Lausanne et la direction à Zurich, c’est ça «Ensemble plus forts».

Quelle est ta motivation pour t’engager en tant que bénévole à la Société SEP?

L’amour du prochain. Donner un peu de mon temps, de mon cœur, de mon amour, un sourire, un peu de chaleur et de lumière à ces personnes atteintes, qui sont adorables. C’est aussi de se savoir appréciée, d’aider sans y être obligée, de vivre une expérience enrichissante et gratifiante et d’apprendre beaucoup de ces «Courageux».

Béné-volat et bien-veillance viennent du même terme latin «bene-volens», vouloir du bien pour soi, pour les autres et ainsi mieux vivre. Donc tout le monde y trouve son compte.

Décris-nous l’un de tes meilleurs moments dans ton rôle de bénévole?
Difficile de répondre car tous les moments sont des «meilleurs moments». Mais je crois que les Séjours en groupe sont vraiment de très bons moments dans l’année, car nous vivons une semaine ensemble et apprenons tellement les uns sur les autres.

J’ai aussi vécu un joli moment que je n’oublierai jamais: voir naître l’amour entre deux jeunes personnes atteintes au sein de notre Groupe régional qui furent heureux pendant plusieurs années.

Et finalement, les Journées Romandes organisées en 1997 puis en 2007. Des rencontres exceptionnelles, empreintes de bonne humeur, d’émotion et d’amitié.

Comment concilies-tu tes obligations personnelles et professionnelles avec ton rôle de bénévole? Comment organises-tu ton temps?
J’ai toujours été une personne très organisée, avec beaucoup d’énergie et de joie de vivre. Aujourd’hui, je suis seule depuis 2018, mais mes priorités dans une journée ont toujours été les mêmes: mon mari, mes enfants, un ménage toujours impeccable et durant 20 ans, mon activité à 35 % à l’orientation professionnelle. Après toutes ces priorités il me restait encore beaucoup d’heures dans une journée pour être disponible pour les autres et pour mener à bien mes nombreux bénévolats.

J’ai aussi eu la grande chance d’avoir un mari merveilleux, lui-même bénévole dans la culture et le sport, et ensuite durant 20 ans chez «Les Courageux», très conciliant et toujours là pour apporter son aide où il fallait.

Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui hésite à s’engager en tant que bénévole?

Eh bien je raconterai tout simplement à cette personne mon parcours de bénévole et la joie que cela me procure, en essayant d’être persuasive et enthousiaste, afin qu’elle soit rassurée et n’hésite plus. Du reste, le bonheur que m’apporte ce rôle se lit sur mon visage!

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